Découvrir les châteaux de la Loire en famille : comment réussir son séjour de Chambord à Villandry et sans jamais s'ennuyer
Découvrir les châteaux de la Loire en famille : comment réussir son séjour de Chambord à Villandry et sans jamais s'ennuyer
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Week-end et séjours dans les châteaux de la Loire : le gîte comme camp de base
Le Val de Loire, classé au patrimoine mondial figure parmi les destinations les plus visitées de France, et pourtant beaucoup de séjours passent à côté de l'essentiel. Le coupable est presque toujours le même : un séjour bâti à la va-vite : trois châteaux dans la journée, des heures de route entre chaque site, une nuit à l'hôtel sur un axe passant, et le sentiment d'avoir survolé un territoire qui méritait mieux. Il existe une autre manière de voyager ici, beaucoup plus satisfaisante et souvent moins coûteuse : s'installer une semaine dans un même lieu, et rayonner depuis ce point d'ancrage, puis découvrir les châteaux au rythme des envies. C'est exactement ce que permet la location d'un gîte, et c'est ce que nous voulons expliquer ici, carte en main et distances réelles à l'appui. Disons-le tout de suite : le Val de Loire ne se découvre pas en excursion à la journée. L'aller-retour dans la journée existe, elles sont même largement commercialisées, mais elles imposent des heures de car pour deux visites expédiées. Ceux qui ont essayé les deux formules ne reviennent jamais à la première. Trois nuits sur place valent mieux qu'une semaine de trajets, c'est aussi simple que cela.
Choisir sa base entre Tours, Amboise et Blois
La décision la plus structurante concerne l'emplacement du logement, avant même le nombre de chambres ou la piscine. La bonne nouvelle, c'est que la plupart des sites majeurs tiennent dans un rayon restreint le long de la Loire et du Cher. Une base située entre Tours et Amboise met la grande majorité des châteaux à moins d'une heure. Chenonceau, Chambord, Villandry, Azay-le-Rideau, Amboise, Chaumont, Cheverny, Langeais se visitent alors sans passer sa vie en voiture. Le piège classique consiste à, choisir un logement à une extrémité du Val, impose des trajets quotidiens d'une heure et demie, ce qui pèse vite, en particulier avec de jeunes enfants. Notre conseil est simple : choisir un hébergement rural situé entre Tours, Amboise et Chenonceaux, au calme mais bien relié. Pour se faire une idée précise : de Tours à Amboise, comptez environ vingt minutes, Chenonceaux est à une quinzaine de minutes d'Amboise, Villandry se rejoint en vingt minutes depuis Tours, Chambord et Cheverny à environ une heure. En clair, depuis un gîte bien situé, aucun site majeur n'est à plus d'une heure. C'est cette concentration exceptionnelle qui rend la région si agréable à parcourir.
Chenonceau, Chambord, Villandry : ne pas tout confondre
La crainte la plus fréquente est de visiter dix fois le même monument. Cette crainte est justifiée dès lors qu'on enchaîne sans discernement, et totalement infondée si l'on choisit des sites de nature différente. Le château de Chenonceau enjambe la rivière et se visite autant pour ses galeries que pour ses jardins, avec une histoire de femmes de pouvoir. Chambord, lui joue une tout autre partition : démesure royale, escalier à double révolution, immense domaine forestier. Villandry se visite pour ses jardins en terrasses, avec un potager décoratif unique en Europe. Glissez-y Amboise et le Clos Lucé pour l'histoire de Léonard de Vinci, et le séjour prend immédiatement du relief. Trois à quatre châteaux sur une semaine, voilà la cadence idéale : le reste s'organise naturellement. Un mot sur les plus petits sites. Langeais, Loches, Le Rivau ou Montpoupon reçoivent beaucoup moins de monde et offrent une visite autrement plus tranquille. Dans un programme de sept jours, en glisser un ou deux entre les grands noms apporte une respiration bienvenue et évite la lassitude. C'est souvent là que les enfants s'amusent le plus.
La région ne se résume pas à ses châteaux
C'est généralement ce dont les visiteurs se souviennent le plus : ce qui se passe hors des monuments. L'itinéraire cyclable de la Loire à Vélo traverse toute la région le long du fleuve sur un relief presque plat, donc praticable avec des enfants, avec des étapes courtes de village en village. Sur le plan viticole, Vouvray, Montlouis, Chinon, Bourgueil et Sancerre se dégustent chez les vignerons, fréquemment dans d'anciennes caves creusées dans la roche. Les habitations troglodytiques de la vallée, le marché des Halles de Tours, les sainte-maure et autres chèvres locaux, les rillettes et rillons composent une expérience beaucoup plus riche que la seule visite patrimoniale. Comptez aussi les forêts domaniales pour les randonnées, et les levées du fleuve en fin de journée, et l'agenda se remplit tout seul. Un mot pour ceux qui voyagent avec des enfants : la région est particulièrement bien équipée. Le zoo de Beauval, à quarante-cinq minutes environ, bases de loisirs et plans d'eau, balades en canoë sur le Cher ou l'Indre, spectacles équestres et fauconnerie dans plusieurs châteaux complètent les visites patrimoniales. Alterner un château et une activité de plein air reste la meilleure formule pour que tout le monde profite du séjour.
Gîte, hôtel ou chambre d'hôtes
Chaque formule a ses mérites, mais elles ne répondent pas aux mêmes besoins. L'hôtel se justifie pour une ou deux nuits, la chambre d'hôtes offre le contact et le petit-déjeuner, le gîte prend tout son sens dès trois nuits. Le calcul est simple : on cuisine ce qu'on achète au marché plutôt que de dîner au restaurant chaque soir, le budget par nuit baisse fortement dès que l'on est quatre ou plus, chacun a sa chambre et un location de vacances aux châteaux de la Loire vrai espace de vie commun, et le lave-linge évite de partir avec trois valises. Il y a aussi un avantage qu'on ne chiffre pas : on cesse de vivre à l'heure de l'hôtel, on rentre déjeuner, on fait la sieste, on repart en fin d'après-midi. On habite la région au lieu de la traverser, plutôt que d'enchaîner les nuits d'étape. Reste la question de la qualité. Le classement en épis est un repère fiable : ils reposent sur une visite de contrôle et une grille précise, portant sur le confort, l'équipement, l'environnement et l'accueil. Lisez les commentaires des derniers séjours, les photos de l'extérieur autant que de l'intérieur, et la présence ou non d'un accueil sur place. Un propriétaire présent dans le village vaut tous les guides touristiques.
La meilleure période
Il n'y a pas de mauvaise période, et le choix dépend surtout de ce que l'on cherche. D'avril à juin, reste probablement la période idéale : les jardins sont splendides, les journées s'allongent, les sites ne sont pas encore saturés. La pleine saison estivale offrent les spectacles nocturnes et les animations, mais imposent de réserver tôt et de visiter en début de matinée. Septembre est souvent le meilleur compromis : chaleur encore présente, vendanges en cours, foule en net retrait. Octobre et novembre offrent des forêts spectaculaires et des tarifs plus doux, et l'hiver permet de profiter d'une région rendue à ses habitants, avec des visites parfois quasiment privées. Réservez tôt pour l'été et vous aurez le choix. Quelques précisions climatiques, souvent mal anticipée par les visiteurs étrangers : le Val de Loire bénéficie d'un climat doux et tempéré, nettement plus tempéré que le Midi en plein été, mais avec des averses possibles au printemps. Prévoir de quoi se couvrir en soirée, y compris en plein été, reste une précaution utile, car il fait vite frais au bord du fleuve une fois le soleil couché.
Quelques conseils pratiques
- Bloquer l'hébergement en premier : c'est lui qui détermine tout le programme.
- Prévoir trois à quatre visites majeures sur une semaine et non une visite quotidienne.
- Viser la première heure à Chenonceau et Chambord et profiter du calme.
- Prévoir une journée sans voiture : c'est souvent le meilleur souvenir.
- Noter les jours de marché des villages alentour avant d'arriver.
- Contrôler les horaires de basse saison de quelques châteaux et jardins.
Pour résumer, profiter vraiment des châteaux de la Loire ne se mesure pas au nombre de tickets d'entrée, mais au rythme qu'on s'accorde. Une base bien choisie, quelques visites bien sélectionnées, des journées vélo, marché et vignoble entre les visites, et l'on repart avec le sentiment d'avoir vraiment découvert un territoire. C'est aussi la formule la plus raisonnable financièrement dès que l'on voyage en famille ou à plusieurs, et de loin la plus reposante. Le Val de Loire mérite mieux qu'une journée d'excursion, il mérite qu'on s'y installe quelques jours, le temps de saisir pourquoi la cour de France y avait installé ses résidences pendant plus d'un siècle. Une dernière recommandation : réservez votre hébergement avant tout le reste, particulièrement si vous visez juillet, août ou un pont de printemps. Les meilleurs emplacements partent plusieurs mois à l'avance, et il vaut mieux ajuster ses visites autour d'un bon gîte que de chercher un hébergement une fois le programme figé. C'est la seule variable réellement limitée : les monuments, eux, ne risquent pas de partir.
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